Père : Chaïm Moszkowicz
Mère : Chaja-Dvora Moszkowicz
Né à Turek (Pologne) le 6 janvier 1922, Max (Mordka) arrive en France, à Metz, en 1928, quand ses parents décident de fuir l’antisémitisme. Il est le 5ème d’une grande famille de onze enfants qui, en 1939 est prospère et bien intégrée.
Alors que son père et son frère Maurice, étrangers indésirables, sont internés pendant presqu’un an au camp du Vernet (novembre 1939 – septembre 1940), soupçonnés de sympathies communistes, la famille se réfugie à Bordeaux fin février 1940. Albert, son frère aîné, s’engage dans la Légion Étrangère. Il sera démobilisé en septembre.
Expulsé de la Gironde le 1er décembre 1940, Max est interné au camp de La Lande près de Tours avec ses sœurs Fanny, Berthe et Genny. Il s’évade le 29 octobre 1941, mais, dénoncé, il est arrêté et réintègre le camp le 6 janvier 1942.
Max est déporté à Auschwitz à l’âge de 20 ans, par le convoi n°8 du 20 juillet avec Fanny, Berthe, Genny et leur jeune sœur Marthe qui vient juste d’avoir 16 ans. Aucun des cinq ne survivra.
Le reste de la famille qui s’était installé dans un village proche du camp de La Lande, décide alors de fuir en zone non occupée. Albert dirige le groupe, mais il est capturé sur la Ligne de démarcation, tandis que ses parents et ses quatre sœurs cadettes, Irène1, Paulette, Louise et Régine parviendront à passer le lendemain et à retrouver Maurice, déjà réfugié en Dordogne. Après la guerre, tous les sept retourneront vivre à Metz.
Albert est déporté le 18 septembre 1942 par le convoi n°34. A son arrivée à Auschwitz il apprend la mort de son frère et de ses sœurs déportés deux mois auparavant. Affecté à l’atelier de couture, son métier lui permet un sursis, mais, devenu le témoin gênant d’une scène de massacres, il est fusillé vers mai ou juin 19432.
Au total, six des onze enfants de la famille Moszkowicz ont péri à Auschwitz
1Irène DURST, auteur de La Famille Moszkowicz (éditions RTL, 1984)
2 D’après l’autobiographie de Sylvain Kaufman, le Livre de la Mémoire, Au-delà de l’enfer (JC Lattès, 1992).
Laurence Aisene, petite-fille Moszkowicz